Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 13:10

Le chevalier noir est incontestablement le film  marquant de cet été.  3 ans après Batman Begins, le réalisateur de Mémento et du Prestige  nous plonge au cœur de Gotham, la ville de Batman et des mafias omnipotentes.  A première vue, le scénario semble plus abouti que le premier volet et le casting est épatant.

 Batman The Dark Knight se situe dans la continuité de Begins, car le manoir de Bruce Wayne reste en construction  après son explosion. Nous voyons  d’emblée apparaître l’un des ennemis les plus marquants de Batman à savoir le Joker, interprété par le regretté Heath Ledger qui porte à lui seul film.

Heath Ledger et Maggie Gyllenhaal. Warner Bros.

 Au niveau du casting, force est de constater que la prestation de Christian Bale passe inaperçue devant la prestation de ce Joker, sadique et cynique à souhait.  Christian Bale semble moins à l’aise que précédemment alors qu’il ne semble pas faire d’impair. L'interprète de Batman fait pâle figure en comparaison de son ennemi et ne parvient pas à s'imposer en tant que héros.

Rachel qui était interprétée par Katie Holmes  est remplacée par Maggie Gyllenhall. Elle reprend assez bien ce rôle. Michaël Caine, Gary Oldman et Morgan Freeman réalisent un jeu sans faille. Quant à Aaron Eckart,  il donne  un visage inattendu à un autre personnage phare de la saga Batman, Harvey Dent.

Michael Caine et Christian Bale. Warner Bros.

 Le scénario se suit facilement et crée une ambiance pesante devant les exactions commises par les sbires du Joker ou par les mafias. Toutefois, quelques détails sont peu crédibles à commencer par une scène de Gary Oldman.

Heath Ledger. Warner Bros.

 Plus sombre que Batman Begin, Christopher Nolan nous offre un film haletant. Les rares scènes « de bons sentiments » propres aux films de supers héros s’oublient vite face à la seule prestance de Heath Ledger.

 Film à ne pas manquer !



Par julio984 - Publié dans : Film
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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 19:23

Un an après Ratatouille,  Pixar se lance dans la science fiction  avec le petit robot Wall E.

L’histoire se passe dans une Terre inhabitée et rongée par les déchets et la pollution. Afin de réinstaurer un environnement moins hostile aux humains, des robots sont chargés de nettoyer la planète. Et c’est ainsi que l’on retrouve Wall E.

Affiche américaine. Walt Disney Studios Motion Pictures France 

Ce film d’animation retrace une histoire d’amour entre le robot adepte du recyclage de déchets et  Eve, robot de nouvelle génération fraîchement débarquée sur Terre pour des analyses top secrètes.

 Bien qu’Andrew Stanton, le réalisateur se défende d’avoir mis la problématique de l’écologie au centre du film, force est de constater que Wall E est une critique virulente de la société de consommation ce qui Outre Atlantique a fait grincer les dents des républicains.

Walt Disney Studios Motion Pictures France

 En résumé, Wall E peut se diviser en 2 parties, une assez drôle qui se passe sur Terre et une autre partie dans l’espace.  J’avoue avoir préféré le début du film avec la rencontre des deux robots, plus légère alors que la dernière partie présente l’Homme sous une forme inattendue.

 L’animation est très réussie et rend ce film réaliste, notamment les premières scènes qui instaurent le décor.  Bien que les personnages soient des robots, ils n’en sont pas moins expressifs et ils dévoilent une personnalité attachante teintée de romantisme.

Walt Disney Studios Motion Pictures France

 Toutefois, le scénario devient prévisible et quelques stéréotypes nuisent à ce film. (Le film semble s’adresser aux WHASP américains dans la deuxième partie du film).

 Après 1001 Pattes et le Monde de Némo, Andrew Stanton nous offre un spectacle réjouissant qui plaira sans doute moins aux plus jeunes mais  qui a le mérite de faire réfléchir les adultes. Wall E évoque donc l’environnement à l’époque où le réchauffement climatique fait largement  parler de lui ce qui éclipse l’histoire d’amour.

 Ce film reste un très bon divertissement, à voir en famille.



Par julio984 - Publié dans : Film
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 16:32

Ari Folman nous livre un film d’animation autobiographique poignant et touchant à travers les témoignages d’anciens soldats israéliens qui débouche sur un massacre perpétré au Liban.

 L’animation teintée d’ocre est bien scénarisée avec des entrecroisements comprenant des flash-back qui retracent progressivement le parcours de ces jeunes soldats israéliens peu préparés au combat.

New Israeli Foundtion for Cinema & Television

 La psychologie des personnages est bien  traitée puisque l’on voit l’évolution des souvenirs de ces hommes confrontant leur point de vue sur le conflit. Le protagoniste, Ari Folman fait une quête pour tenter de se rappeler la guerre qu’il a vécue mais dont il ne se souvient plus.

 Le choix de l’animation est judicieux car la violence qui transparaît à plusieurs reprises semble moins effrayante qu’avec des images réelles. Le message du réalisateur reste néanmoins intact.  

New Israeli Foundtion for Cinema & Television

 Les dernières images « vraies » en couleur témoignent d’une atrocité qui a eu lieu il y a 20 ans et ne nécessite pas de sous-titrage.

Valse avec Bachir est donc un film quasiment documentaire qui porte sur la guerre au Liban des années 1980 et qui souligne l'importance de la mémoire.

Je sais qu'en période estivale, les films plus légers ont la côte mais Valse avec Bachir suscite émotion et réaction.  N'hésitez pas !



Par julio984 - Publié dans : Film
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 21:29

Je suis une Légende, film survival avec Will Smith nous plonge au coeur de New York, désertée de sa population.Affiche américaine. Warner Bros.

Les débuts du film sont intéressants car ils mettent en scène Will Smith errant dans cette grand ville pour lui et sa chienne,  s'adonnant notamment à la chasse. Ces plans de ville sont très réalistes.

Les parties qui se succèdent, s'accompagnent de flashback nous expliquant au fur et à mesure ce qu'il est advenu de la population.

Je dois avouer que les films peuplés de créatures infectées par un virus ne me passionnent guère, mais je dois reconnaître que les effets spéciaux et de surprise sont au rendez-vous. 

Will Smith. Warner Bros. France

En revanche, le point négatif concerne la dernière partie du film, où la problématique de la religion (et Dieu) gâche le questionnement proposé auparavant.

Je suis une légende reste un film réservé aux fans du genre, qui a le mérite d'être un peu plus original avec sa mise en scène et ses effets spéciaux. Le dénouement reste décevant cependant.



Par julio984 - Publié dans : Film
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 21:26

Après avoir vu la Bande annonce de Deux jours à tuer je n’étais pas très emballé. Je me suis cependant motivé pour voir ce film avec Albert Dupontel qui tourne pas mal en ce moment.

Studio Canal

 

Deux jours à tuer s’inscrit dans la vague  des films français  adaptés  de roman tels que autre Ensemble c’est tout de Anna Gavalda, Pars vite et Reviens tard de Fred Vargas ou encore le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique Baudy.

 

Deux jours à tuer nous présente  l’histoire d’Antoine,  un quadra avec une bonne situation familiale et professionnelle qui du jour au lendemain veut changer sa vie.  Il devient agressif envers ses proches et  fait tout ce qui lui passe par la tête sans se préoccuper des conséquences. Le but du film est de comprendre quel est le motif de ces agissements.

Albert Dupontel. Studio Canal

 

Albert Dupontel est plus que convaincant en homme privé de ses repères même si vers le milieu du film,  son regard sombre de chien battu, lasse.

 

En sortant de ce film, bien qu’il ne dure qu’une heure et demie, il m’a paru deux fois plus long. Les sautes d’humeur d’Antoine/Albert Dupontel sont parfois drôles, parfois exaspérantes si bien que l’explication donnée à son comportement (oui il faut toujours la bonne morale de fin) tombe à plat.  J’aurais préféré que la scène finale soit la scène d’ouverture. Ainsi ce film aurait eu un impact plus fort selon moi.

Albert Dupontel et Marie-Josée Croze. Studio Canal

 

En France, les films ne prennent pas de risques et c’est bien dommage. Pourquoi  ne pas faire un film amoral où le héros (plutôt anti-héros) prend le contre-pied des conventions et fait n’importe quoi sans avoir à rendre des comptes…

 

 



Par julio984
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